Quelle taille pour un gouvernement central en RDC ?

A quoi vont nous servir 60 membres de gouvernement sinon que venir gonfler notre dette extérieure et compliquer la tâche d’un 1er Ministre contesté par une frange non négligeable de notre population, en ce compris, par ceux de son propre parti ?

S’il est vrai que le Congo soit un grand chantier, qui demande une abondante main d’oeuvre, nous pensons pour notre part, que l’économie de ressources doit nous préoccuper au plus haut point, si du moins l’objectif est de viser l’efficacité dans l’action pour l’indépendance totale, intégrale et progressive de la RDC.

Un premier ministre peut gérer correctement 4 à 8 collaborateurs directs, nous affirment les spécialistes de la gestion des ressources humaines.  Si tel est le cas, constituer un gouvernement de 16 ministres et vice ministres – le double du raisonnable – serait déjà plus que ce qu’il nous faut !  La réalité est que singer les autres, dans la plupart des cas, préjudicie notre peuple tout entier.

Bien plus, notons que le nombre de ministres influent sur la charge de travail du 1er Ministre, à moins que ce dernier ne verse dans la paresse qui caractérise nombre de ministres qui pullulent la terre.  Le nôtre, avec ces 80 ans d’âge, devrait être traité avec égard et délicatesse, dans une contexte où si son coeur lâchait demain, faute de notre attention, nous serons les premiers à penser qu’il soit, lui aussi, un empoisonné du régime !

Et ce n’est pas tout !  La nécessité de se contenter d’un gouvernement central de taille raisonnable est d’autant plus pressante que nous nous devons de décentraliser pour permettre à nos différentes provinces d’apprendre à se gérer, à cultiver de leur autonomie, à satisfaire leurs aspirations qui restent nos comparables à certains points.  La technologie aiderait le gouvernement centrale à assumer son rôle de centralisation, de planification à l’échelle nationale, avec les contributions des provinces !

Par le temps qui court, la tentation est grande de penser que s’entourer des gens de sa gente soit le gage de la réussite d’un mandat considéré comme de lancement du développement.  En réalité, vouloir gouverner sans débat politique, c’est s’ouvre la porte la porte de la médiocrité, du népotisme, de la criminalité d’Etat au bout de compte.

Si nous sommes dans le vrai, Gizenga devrait vite trouver, avec le concours de ses collaborateurs démocrates et patriotes, une stratégie qui permette d’aller vers le dégraissage du gouvernement, non pas pour éliminer ceux que l’on aime le moins, mais plutôt pour être responsables : ceux qui resteraient au gouvernement suivant et ceux qui devraient le quitter pour que responsabilité soit assumée.

Bonne année à tous.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Ingénieur civil électricien de l'orientation électronique Président de l'ASBL Echanges Afrique-Europe
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