Belgique : notre université dépérit !

Encore une dictature. Belge, celle-là !

Les étudiants qui échouent gravement aux examens de l’hors-session de janvier 2013 viennent de se faire surprendre. Ils sont obligés d’étaler leurs cours de la première année sur deux années d’études.

Pour nous, dans le cadre du Projet 2014, qui intéresse la RDC, ce que nous proposons est un type d’enseignement nouveau caractérisé notamment par :

1. La séparation de la fonction enseignante de la fonction d’évaluation des connaissances (instruction), compétences (formation) et comportements (éducation) ;

2. la semestrialisation ou même la quadrimestrialisation (3 mois de cours + 1 mois de vacances) véritable des études ;

3. la liberté totale du choix des cours accordée à l’étudiant, mais l’obligation d’un travail minimal (nombres d’heures minimaux de cours, de travaux pratiques, de travaux dirigés, de stage en entreprise) ;

4. l’inspection systématique de l’enseignement de l’état et conventionné ;

5. La mise en concurrence systématique et contrôlée des systèmes et d’institutions d’enseignement ;

6. La redéfinition du graduat, de la licence, de l’enseignement supérieur, de l’enseignement universitaire et des qualifications officielles ainsi que des professions rattachées ;

7. Le resserrement du lien entre l’enseignement supérieur et universitaire d’une part et l’industrie (dans son sens large) d’autre part ;

8. Une réduction drastique de la durée des études pour les étudiants doués, travailleurs, performants ;

9. Une meilleure utilisation de la ressource enseignante par une réduction sensible du chômage dans ce secteur.

A nous en tenir à notre proposition, l’enseignement supérieur et universitaire, la Belgique prend la mauvaise direction.  Plutôt que réduire le nombre d’années d’études, cette mesure tend plutôt à favoriser l’extension de la durée des études. Plutôt que de motiver enseignant et étudiants au travail bien et vite accompli, cette mesure prône la paresse, le passe-temps. Plutôt que d’encourager les étudiants motivés, déterminés à s’améliorer et à réussir de suite d’une maîtrise de la matière, cette mesure démotive déjà, poussera les cerveaux à l’atrophie et, nous pouvons déjà, le prévoir, transférera la crise de notre enseignement secondaire à l’enseignement supérieur et universitaire.

Nous croyions que la semestrialisation permettrait aux jeunes sérieux d’aller plus vite dans leurs cursus académiques. Il n’en a pas été question.  Très peu tentent d’y arriver, mais échouent.  Pourquoi ?

Parce qu’avant la semestrialisation et après la semestrialisation peu de choses ont changé dans l’attitude des jeunes ; bien que, pendant ces dernières années, la technologie a été à l’honneur dans nos université ; bien que timidement dans certaines institution, faute d’une norme qui poussent à l’excellence.  Les structures mises en place ne profitent pas assez aux jeunes : un dialogue démocratique et efficace entre jeunes et administrations des institutions universitaires n’ayant pas été vraiment inscrit au programme.

La survalorisation du ludique tue le sérieux dans notre enseignement.  La tolérance de la médiocrité, tire toute notre société vers le bas, les jeunes en premier.

De sorte que, c’est au peuple belge aujourd’hui d’en décider : au nom de l’Europe, allons-nous hypothéquer notre place de champion de l’enseignement dans l’Europe, dans le monde ?

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Ingénieur civil électricien de l'orientation électronique Président de l'ASBL Echanges Afrique-Europe
Cet article a été publié dans Cultures, Développement communautaire endogène, Dictature, Enseignement supérieur, Enseignement universitaire, Formation et enseignement, Politique belge. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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